Fin septembre, Malory Lasnier et Éric Fournié ont sillonné la Corse pour rencontrer les clubs, les instances territoriales et les collectivités. Au fil des échanges, une même ambition s’est dessinée : identifier les besoins du terrain et faire émerger des solutions concrètes pour développer le tennis de table sur l’île.
À la rencontre du ping corse
Après des mois de préparation en distanciel avec Julien Pietropaoli et le président de la ligue, Robert Vasseur , le pôle accompagnement des clubs et des territoires (PACTE) a construit un programme ambitieux et optimisé pour aller à la rencontre des clubs corses. Un programme pour écouter, comprendre et accompagner : les clubs, les deux comités départementaux, la ligue, mais aussi les collectivités qui peuvent changer la donne.
Au programme : Porto-Vecchio, Bonifacio, Bastelicaccia, Ajaccio, Sartène, Corte, Borgo et Bastia, soit huit clubs. Le PACTE de la Fédération a aussi rencontré le CD2A, le CD2B, les élus de Figari et de la communauté de communes du Sud Corse, ceux de Sarrola-Carcopino et de Lumio, ainsi qu’une association omnisports d’Afa qui a remis le ping à son programme. Le tout guidé et accompagné tout au long du séjour par Julien Pietropaoli, agent de développement de la Ligue. Une première pour l’île, et un atout précieux.
Ce que nous avons entendu
Les échanges ont fait ressortir plusieurs enjeux majeurs, avec des constats et réalités parfois bien spécifiques à l’insularité.
Les salles et les créneaux, d’abord. C’est l’une des principales difficultés rencontrées par les clubs. Le tennis de table doit trouver sa place dans des équipements partagés avec d’autres activités sportives, associatives ou culturelles. Certains clubs doivent même encore faire comprendre que notre discipline se pratique en intérieur.
Les déplacements, ensuite. En Corse, les distances et les temps de trajet compliquent l’organisation des compétitions et des regroupements. Lorsqu’un club de Porto-Vecchio doit se rendre à Corte pour un tournoi, le déplacement prend rapidement des allures d’expédition. Les échanges ont également mis en évidence les difficultés liées à la participation aux compétitions sur le continent. Plusieurs joueurs corses évoluent désormais dans le cadre du Critérium fédéral en région PACA, soulevant des questions sur les possibilités de progression et d’émulation sportive à l’échelle insulaire.
Le niveau sportif, enfin. Les clubs souhaitent pouvoir progresser, se confronter à de nouveaux adversaires et multiplier les occasions de jouer, en équipes comme en individuel. Un objectif à concilier avec ce qui fait aussi la richesse du ping corse : la proximité, la convivialité et la force du tissu associatif local.
Des pistes concrètes pour développer le ping
Cette semaine de terrain a permis de faire émerger de nombreuses idées et plusieurs pistes de travail, à construire avec les clubs, la ligue, les comités et les collectivités.
Une école, une table : le dispositif prend racine, avec des enseignants formés par Julien et des fiches d’animation. Attention toutefois, les intervenants extérieurs ne sont plus admis à l’école, ce qui change la façon de faire.
Des tables en extérieur, déjà installées dans plusieurs cours d’école. Lumio et Sarrola-Carcopino veulent en installer à leur tour, et Figari y réfléchit, avec pour principe de regrouper au moins quatre tables au même endroit.
Le ping santé et l’inclusion : actions Alzheimer, BPCO, handicap. Le besoin de formation en Corse est criant, et la FFTT va étudier la possibilité de faire venir une formatrice sur place pour former tout le monde en une semaine, plutôt que d’envoyer chacun sur le continent.
Des stages et des regroupements sur plusieurs jours, en Corse et sur le continent, pour faire progresser sans multiplier les allers-retours.
La féminisation, le Dark ping, le pingVR : plusieurs clubs ont de l’énergie à revendre, et Basti
